SAINT JOSEPH

 

Saint Joseph ou le mystère de Nazareth...

St. Joseph
fête le 19 mars

Durant 30 ans Jésus a vécu au contact d'un homme, Joseph, son père. Son père nourricier. La vie de Jésus et de Joseph

va se dérouler dans un hameau de Galilée : Nazareth. Nazareth, un lieu tellement chargé de la présence du Verbe fait

chair, qu'on identifiera Jésus à ce village. Matthieu appellera Jésus "Le Nazaréen".

En fêtant en ce jour Joseph, l'Eglise célèbre aussi le mystère de Nazareth. Ce mystère nous apparaît sous trois traits :

Joseph et la valeur sacrée du silence

D'abord le silence. "Nazareth, c'est le silence" disait Paul VI lorsqu'il se rendit sur place en 1964. Nazareth, c'est le silence

de Joseph, j'ajouterais l'intériorité de son silence. Son intensité. Il y a une concentration du silence en ce lieu. A Nazareth,

Jésus, la Parole de Dieu, se tait. Jésus n'y prononce aucun discours, n'y délivre aucun message, hormis cette réponse

adressée à ses parents inquiets lorsqu'adolescent, ils le retrouvent à Jérusalem parmi les docteurs de la loi : "Il me faut

être aux affaires de mon Père" (Lc 2, 41)

Mais ce silence n'est pas du mutisme. Ce n'est ni une abstention ou une rétention de paroles, c'est un silence habité par

une présence : la disponibilité de son âme à la présence du Père qui réclame attention et réceptivité.

A Nazareth, Joseph est le docteur du silence. L'Evangile ne rapporte aucune parole qui n'ait jailli de ses lèvres. Son

silence est retrait de toute parole humaine devant La PAROLE de Dieu, manifesté en son Fils. Par son silence, Joseph se

recueille devant l'unique et définitive Parole que Dieu a professée en son Fils. Les seuls mots qu'auraient pu exprimer

l'entier acquiescement au don qui lui est fait, ont été déjà prononcés par Marie : "Fiat ! Je suis la servante du Seigneur" Et

ce consentement de la Vierge est si radical et si pur, que tout autre discours ne pourrait que l'altérer ou le corrompre. Il

serait de trop. Alors Joseph se tait.

La foi réclame le silence. Les mots pour la dire s'avèrent vite débiles tant la réalité excède et épuise tout essai

d'explication ou d'expression. L'inouï de l'amour offert est tel qu'il rend muet d'admiration et de reconnaissance. Le silence

de Joseph est un aveu d'impuissance face à la surabondance de l'amour divin qui a pris, en son fils adoptif, un visage

d'humanité. Joseph n'ose plus rien plaider, revendiquer ou justifier tant il est plongé dans l'accueil radical d'un mystère :

celui de la paternité de Dieu dont il est le vicaire.

Jésus se cache et se protège dans le silence de Joseph. A Nazareth, il s'y dispose en creux. C'est son milieu nourricier. Il

s'y absorbe totalement. Dans ce silence de Joseph, Jésus prospère en humanité. Joseph est la toile vierge sur laquelle

Jésus pourra tracer le chemin du salut.

Ce silence de Joseph laissera filtrer pourtant une seule parole. Une parole qui est un ordre reçu "d'en Haut". Un nom dicté

par Dieu, et que Joseph devra répéter puisqu'il revient au père de famille de prononcer le nom de son enfant : "tu lui

donneras le nom de Jésus" (Mt 1, 21). Voilà tout ce que l'Evangile a gardé des paroles prononcées par Joseph : "Jésus"

fut sa seule prédication.

Joseph nous enseigne la vertu du silence de Nazareth, par son propre silence. Son silence est expression à l'échelle

humaine de l'éternel silence qu'il y a en Dieu, dans la pure contemplation de sa vie trinitaire, de laquelle Jésus est

engendré et vers laquelle il va retourner. De la sorte, toutes les paroles de Jésus sont ainsi bordées des deux côtés par

du silence. Et le silence de Joseph est comme l'irruption du silence infini et éternel d'où vient Jésus, et vers lequel il se

dirige.

Dans notre civilisation bavarde et tapageuse, qui a d'autant plus horreur du silence que celui-ci le renvoie à ses vides

intérieurs, saint Joseph, témoin du silence trinitaire, éduque notre cœur à la loi exigeante du recueillement et de la

contemplation.

Joseph et grâce du quotidien

Joseph ne nous enseigne pas uniquement la valeur sacrée du silence. Il nous parle aussi de la grâce du quotidien. C'est le

deuxième trait que nous retenons de lui. "De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bien ?" s'exclament, dubitatifs, les

contemporains du Christ.

Comparée aux vastes cités hellénistiques de la Décapole à l'Est et aux capitales méditerranéennes réputées à l'Ouest,

Nazareth, à l'époque de Jésus, faisait figure de "trou". Village inconnu de la province de Galilée, complètement sous-

développé. C'est dans ce lieu-dit insignifiant, dans cette contrée marginale que Jésus a vécu et grandi "soumis à ses

parents", comme le relève saint Luc (Lc 2, 51).

A Nazareth, la sainte Famille s'est "livrée" aux usages et habitudes de son temps et de son environnement. Plongée dans

un univers villageois où tout le monde côtoie et connaît tout le monde, la vie de Jésus, Marie et Joseph se déroule dans la

modestie et la routine, dans le train train du devoir d'état, au fil des tâches obscures et dérisoires et répétées. Chaque

journée ressemble invariablement à la précédente (à l'exception de quelques fêtes religieuses).

Joseph est la figure emblématique de cet enfouissement dans le quotidien, dans la banalité du quotidien avec son lot de

sentiments de vide, d'ennui, de conformisme... Il devient l'otage des contraintes qui bornent ce quotidien, Jésus comme

Joseph, comme chacun d'entre nous, éprouve la difficulté d'être le sujet de sa propre histoire.

Redevable vis-à-vis des repères culturels et sociaux de son temps, débiteurs de son éducation et de sa culture, Joseph

est l'obligé des attentes, des besoins qui lui viennent de son entourage, de son milieu, de son métier.

Pour chacun d'entre nous, la tentation est grande de rêver ou de fuir hors de ce quotidien, avec l'illusion que le sens de la

vie s'élabore dans l'insolite, dans l'extraordinaire ou le magique, en cultivant ou en provoquant des événements ou des

expériences qui nous libèrent artificiellement des contingences du quotidien et de son tic-tac monotone.

La vie pourrait-elle être un perpétuel Disneyland en s'exonérant des labeurs et des pesanteurs des jours ? Au contact de

Joseph, Jésus assume a contrario le quotidien. Il prend sur lui la finitude de l'homme qui reconnaît que la terre n'est pas

encore le ciel et l'éternité, et qui découvre que l'appel infini de Dieu se trouve dans les limites de notre existence et à

l'intérieur des contours et des singularités de la vie. Jésus a appris son métier de charpentier comme il a appris son

métier d'homme.

A cause de Joseph, il a été engendré à la lecture quotidienne de la Torah, à l'histoire d'Israël, au respect des coutumes

liturgiques et des règles morales. Grâce à Joseph, le Verbe s'est fait juif.

Aux côtés de Joseph, il s'est plié aux imprévus de la vie, aux aléas de l'histoire, à l'incognito des mœurs de son temps. Il

a été buriné par la modestie des tâches quotidiennes. Aussi on ne plus, après Nazareth, regarder le ciel, mettre nos pas

sur le sol, boire ou manger, lire l'Ecriture de la même manière. Les choses et le cosmos ont été transfigurés par l'usage

que Jésus en a fait.

Cette sanctification du quotidien pendant 30 ans de vie cachée, nous prémunit de la tentation d'imaginer un salut en

dehors de l'Incarnation. Le christianisme n'est pas un spiritualisme, un déisme, une sortie extatique hors de la vie des

hommes. Dieu ne va pas sauver le monde sans lui. Dieu ne nous a pas sauvé de l'extérieur, en surplomb, mais en

s'immergeant dans l'épaisseur de l'humanité, dans la matière première du quotidien dont il a fait le lieu originel de sa

manifestation et de son salut. C'est là que sa mission nous y fixe rendez-vous.

Joseph, l'homme de la vie cachée

Troisième trait de Joseph : il est l'homme de la vie cachée. La vie de Jésus, cachée en Dieu, prend la forme pendant

trente ans, d'une retraite à Nazareth. Joseph est l'icône de cet effacement. Pourquoi la dimension publique de Jésus a-t-

elle commencé si tard ? Pourquoi un tel décalage entre le moment de l'Incarnation et celui de la Révélation ? Pourquoi le

Christ ne s'est-il pas fait remarquer plus tôt ? Pourquoi avoir attendu trente ans ?

Répondre à ces interrogations, c'est toucher le cœur de la Révélation chrétienne. L'essentiel dans l'événement du

christianisme n'est pas une doctrine, c'est une personne. Et, à la différence d'une doctrine, une personne n'accède que

progressivement à ce qu'elle est, à travers un processus incompressible de croissance.

Si le christianisme n'était qu'un message spirituel ou moral, les années de la vie cachée ne reviendraient à rien. Il suffisait

de commencer aux premières paroles de Jésus. Non, le chritianisme n'est pas la communication d'un message, ni même l

la révélation des vérités sur Dieu. Il est la Révélation de Dieu par lui-même, dans une figure humaine. Il faut donc que celui

qui est ainsi révélé, à savoir la personne du Christ, se constitue comme le fait une personne humaine, à travers l'épaisseur

d'une histoire, l'apprentissage laborieux d'une singularité, l'accession progressive à l'âge adulte. Histoire personnelle d'une

maturation graduelle. Mais aussi, entrée dans une histoire collective en s'appropriant un patrimoine de valeurs, de culture,

par l'éducation et par la réflexion. Pour cela, il faut du temps, des années. Et ces années sont indispensables au

mûrissement de la personnalité.

De la sorte, la "vie cachée" aux côtés de Joseph est exigée par la nature même de ce qu'apporte le christianisme.

Cette "vie cachée" n'est pas une réclusion. Elle n'abstrait ni ne soustrait Jésus des réalités du monde. Elle n'implique

nullement une dissimulation de Jésus. D'ailleurs, à deux reprises, que rapporte Luc, (Présentation et Recouvrement au

Temple) Jésus apparaît en public, à Jérusalem.

En vérité, cette "vie cachée" est une immersion du Fils de Dieu dans l'épaisseur de la condition humaine. Quand il se

cache à Nazareth, le Fils de Dieu se montre pleinement homme.

Paradoxalement, cette "vie cachée" se déploie aussi dans sa vie publique. Le ministère public du Christ le montrera en

même temps qu'elle le cachera. Jésus intimera le silence aux apôtres, leur interdisant de divulguer la prophétie de sa mort

et de sa résurrection, au moment-même où il s'ouvrira de son agonie prochaine.

Il n'y a donc pas d'un côté une vie obscure de Jésus, masquée et enfouie sous des apparences ordinaires, et d'autre part,

une vie éclatante où tout est révélé. La croix elle-même, que Jean l'évangéliste associe à la glorification du Christ, n'est-

elle pas le signe paradoxal d'un mystère à la fois révélé et caché ?

Seule la foi nous donne l'intelligence d'entrer dans ce que Dieu cache à nos yeux de chair, mais qui est déjà une

manifestation de sa grâce. Il en va de Nazareth comme de l'eucharistie que nous allons partager dans quelques instants.

La présence sacramentelle se voile derrière les espèces qui la signifient.

Puisse saint Joseph nous permettre d'entrer dans le mystère de l'humanité du Christ : humanité silencieuse, humanité

ordinaire, humanité cachée !

Dans le récit du Jugement dernier que Matthieu rapporte au chapitre 25 juste avant de relater le procès et la mort du

Christ, cette humanité enfouie, silencieuse, nue, malade, en prison, affamée et assoiffée, est le visage même du Christ qui

s'avance, qui se donne à voir, tout en se cachant. Que Joseph, apôtre de Nazareth, vous aide à discerner et à servir cette

humanité de Dieu, dont Dieu lui a confié la garde.

Monseigneur Dominique Rey 19 mars 2004

 

Saint Joseph est un personnage du Nouveau Testament (Mt 1, 18 ; Lc, 2,3). Il est fiancé à Marie lorsque celle-ci se

retrouve enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Dès lors, il épouse Marie et, acceptant l'enfant, il devint le père nourricier

de Jésus qui, de ce fait, appartient à sa lignée, celle de David. Il est présenté comme un « homme juste » qui a accepté

d'accueillir Marie et son enfant en pleine connaissance de cause. 

Il est indiqué en Mt 13, 55 qu'il était artisan charpentier. Joseph est mentionné pour la dernière fois lors de la visite au

Temple de Jérusalem lorsque Jésus est âgé de douze ans (Lc 2, 41-50). La tradition chrétienne en a déduit qu'il était

mort avant l'entrée de Jésus dans la vie publique.


L'Église catholique reprend une tradition orale, liée à Jérôme qui relate que Joseph s'était consacré à Dieu avant de

connaître la Vierge Marie, et explique donc que les termes de « frères et sœurs » de Jésus cités dans les Évangiles

doivent être compris comme étant des cousins proches par le sang, l'affection et les relations, selon l'usage sémitique de

ces mots. Cette consécration préalable de Joseph est en outre conforme à l'usage juif de l'époque en ce qui concerne

l'union des vierges consacrées au Seigneur.

 

   Ô, Saint-Joseph, protecteur si grand, si fort, si prompt car tu es près du trône de Dieu, je te confie mes besoins et mes

désirs.

Ô, Saint-Joseph, aide-moi par ta puissante intercession, et obtiens-moi de ton Divin Enfant toutes les bénédictions, par

Jésus-Christ, notre Seigneur, afin que grâce à ton pouvoir céleste ici-bas, je puisse rendre hommage au plus aimant des

Pères.

Ô, Saint-Joseph, je n'ai aucune crainte lorsque je te regarde avec Jésus endormi dans tes bras ; je n'ose pas

m'approcher lorsqu'Il repose sur ton cœur. Serre-Le en mon nom et baise Sa belle Tête pour moi et demande-Lui de me

rendre mon baiser lors de mon dernier soupir.

Ô, Saint-Joseph, Patron des âmes désespérées, prie pour moi. 

Cette prière a été trouvée à la cinquantième année de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. En 1505, le pape l'envoya

à l'empereur Charles qui partait en guerre. Quiconque lira cette prière, ou l'entendra ou la gardera sur soi, ne mourra pas

subitement, ni ne se noiera, ni ne mourra des effets du poison ; nul ne tombera non plus entre les mains de l'ennemi, ne

périra pas dans un incendie, ni ne sera vaincu en bataille. La dire neuf matins consécutifs pour obtenir n'importe quelle

faveur. Elle a toujours été exaucée. Il faut donc s'assurer de vraiment désirer ce que l'on demande

Litanies de Saint Joseph

Seigneur, ayez pitié de nous. Christ, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous. Christ, écoutez-nous.

 Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous. Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous. Esprit-

Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous. Saint Joseph, priez pour nous.

Illustre descendant de David, priez pour nous. Lumière des Patriarches, priez pour nous. Époux de la Mère de Dieu,

priez pour nous. Chaste gardien de la Vierge, priez pour nous.

Nourricier du Fils de Dieu, priez pour nous. Zélé défenseur de Jésus, priez pour nous. Chef de la sainte Famille,

priez pour nous.
 
Joseph très juste, priez pour nous. Joseph très chaste, priez pour nous. Joseph très prudent, priez pour nous.

Joseph très courageux, priez pour nous. Joseph très obéissant, priez pour nous.
 
Joseph très fidèle, priez pour nous. Miroir de patience, priez pour nous. Amant de la pauvreté, priez pour nous.

Modèle des travailleurs, priez pour nous. Gloire de la vie de famille, priez pour nous.

Gardien des vierges, priez pour nous. Soutien des familles, priez pour nous. Consolateur des malheureux,

 priez pour nous. Espérance des malades, priez pour nous. Patron des mourants, priez pour nous.

Terreur des démons, priez pour nous. Protecteur de la Sainte Église, priez pour nous. Agneau de Dieu, qui effacez les

péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur. Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du

monde, exaucez-nous, Seigneur. Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V). Il l’a établi maître de sa maison. R). Et prince sur tous ses biens.

Prions.

O Dieu, qui dans votre Providence ineffable, avez daigné choisir le bienheureux Joseph pour être l’Époux de votre très

sainte Mère, faites, nous vous en prions, que le vénérant ici bas comme protecteur, nous méritions de l’avoir pour

intercesseur dans le ciel : O Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il

 

  

 

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